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vendredi, février 06, 2009

[MàJ-11 février 09] Sea Shepherd multiplie les attaques dangereuses contre les navires de recherche japonais

Depuis le début de cette semaine, les actions de l'ONG anti-baleinière Sea Shepherd contre les navires de la flotte japonaise de recherche sur les cétacés ont redoublé de violence.

Après un retour dans le port australien de Hobart (Tasmanie) pour ravitailler, le bateau de l'ONG avait réussit à relocaliser les navires japonais dans la mer de Ross, au large du continent antarctique, le 1er février dernier. Les activistes de Sea Shepherd ont alors recommencé à harceler les bateaux nippons en lançant des bouteilles de verre contenant de l'acide butyrique depuis des zodiacs. Ces attaques sont systématiquement filmées par une équipe de télévision en prévision de la seconde série de "Whale Wars" sur la chaîne de câble américaine Animal Planet (groupe Discovery Channel).

Malgré les interférences causées par ces actes de vandalisme, les équipages de la flotte japonaise a repris ses activités aujourd'hui (vendredi 6 février) en capturant des rorquals de Minke antarctiques (balaenoptera acutorostrata). Cette décision vient contredire les déclarations du président de Sea Shepherd Paul Watson qui avait clamé haut et fort que les baleiniers nippons serait incapables de chasser des cétacés tant que son navire serait dans leur sillage.

Face à la volonté des marins japonais de ne pas flêchir face aux actes terroristes de Sea Shepherd, Paul Watson semble avoir perdu toute raison et a commencé à employer des tactiques extrêmement dangereuses qui ont occasionné deux collisions entre son navire, le Steve Irwin et deux navires nippons, le Yûshinmaru No.2 et le Yûshinmaru No.3. Les vidéos rendues publiques par l'Institut japonais de recherche sur les cétacés (ICR) montrent que ces collisions ont été délibérément provoquées par le navire de Sea Shepherd (voir ci-dessous) et en complète violation des règles de navigations internationales.

Vidéo 1 : Le Steve Irwin percute dangereusement le navire de recherche Yûshinmaru No.3 (vu depuis le Nisshinmaru)


Eu égard au risque croissant que les actions terroristes de Sea Shepherd puissent entraîner un accident mortel dans cette zone reculée du monde, le directeur de l'ICR Minoru Morimoto a appelé les gouvernements des Pays-Bas (sous le pavillon duquel le Steve Irwin navigue), de l'Australie (où se trouve le port d'attache du navire de Sea Shepherd) et de la Nouvelle Zélande (qui est responsable de la sécurité maritimes dans les eaux où se déroulent les incidents) à prendre leurs responsabilités pour que les actions terroristes et illégales de l'ONG cessent.

Rappelons que Sea Shepherd s'est vue retirer son statut d'observateur auprès de le Commission baleinière internationale (CBI) en 1986 du fait de ses méthodes violentes. De même, les pays membres de la CBI (dont font partie les trois pays cités ci-dessus) ont appelé l'ONG de Paul Watson à stopper ses actions dangereuses à l'encontre des navires japonais dans l'Océan austral lors d'une réunion intermédiaire en mars 2008.

Mise à jour (11 février 2008) :
L'Institut japonais de recherche sur les cétacés a rendu publique une nouvelle vidéo de l'une des collisions provoquées par le Steve Irwin tournée depuis la vigie en haut du mat du Yûshinmaru No.3. La voici :

Vidéo : Le Steve Irwin percute dangereusement le navire de recherche Yûshinmaru No.3 (vu depuis le mat du Yûshinmaru No.3)


Sea Shepherd a annoncé le 10 février que le Steve Irwin abandonnait sa poursuite de la flotte de recherche japonaise et rentrait vers le port de Hobart (Australie). Paul Watson invoque la crainte de voir son navire abordé par un bateau japonais qui aurait quitté Fiji au début du mois, mais il plus probable que la décision soit liée à la demande officielle faite par le Japon aux Pays-Bas de prendre des mesures pour prévenir davantage d'actions dangereuses à l'égard des navires japonais de la part des activistes de l'ONG anti-baleinière. Il est également probable que Sea Shepherd et Animal Planet aient considéré avoir suffisamment d'images pour la 2ème saison de "Whale Wars".

Crédits vidéo et photos : ICR.
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mercredi, décembre 31, 2008

Sea Shepherd attaque le Kaikô-maru

Le 26 décembre dernier, le bateau de Sea Shepherd, le Steve Irwin a découvert l'un des navires de la flotte japonaise de recherche sur les cétacés, le Kaikô-maru. Il s'en est suivi un harcèlement d'environ 3 heures lors duquel les activistes de l'ONG anti-baleinière ont lancé plus d'une vingtaine de flacons en verre contenant de l'acide butyrique et une substance bleue indélébile sur le Kaikô-maru. Le Steve Irwin a ensuite percuté le navire japonais comme le montre une vidéo rendue publique par l'Institut japonais de recherche sur les cétacés.

La vidéo :


Paul Watson, le président de Sea Shepherd a déclaré que le Kaikô-maru aurait embouti le Steve Irwin, endommageant une partie de l'héliport situé à l'arrière de ce dernier, alors que de toute évidence, c'est la proue du Steve Irwin qui est entré en collision avec le flanc du bateau nippon. Une collision avait déjà eu lieu entre ces deux navires (le Steve Irwin s'appelait alors le Robert Hunter), le 12 février 2007. Sea Shepherd avait alors annoncé qu'elle avait agi pour protéger un groupe de baleine qui se situait près du Kaikô-maru. Rappelons que ce dernier est un navire d'observation qui n'est pas équipé de canon lance-harpon et ne constitue donc aucun danger pour les baleines.

La vidéo de Sea Shepherd montrant l'attaque du 26 décembre 2008 :


Les exactions de Sea Shepherd à l'encontre des navires japonais sont des actes de violence dont le but est d'intimider. Cela correspond tout à fait à la définition de terrorisme (Larousse).

terrorisme (nom masculin) :
Ensemble d'actes de violence (attentats, prises d'otages, etc.) commis par une organisation ou un groupe d'individus, agissant pour son propre compte ou pour celui d'un État, en vue de créer un climat d'insécurité, d'exercer un chantage sur un gouvernement ou une organisation internationale, afin de satisfaire une haine à l'égard d'une communauté, d'un pays, d'un système.

L'ONG anti-baleinière n'a certes pas encore commis d'attentat ou de prise d'otage, ni même causé de blessures graves aux baleiniers, mais leurs actions ont le potentiel de provoquer de graves accidents face auxquels les équipages japonais sont forcés de prendre des mesures de précautions.

Pour avoir regardé les épisodes de la série "Whale Wars" de la chaîne Animal Planet, je pense même pouvoir affirmer que Paul Watson met sérieusement en danger la vie de son propre équipage qui manque d'expérience. Il ne reste plus qu'à espérer que rien de grave ne se passe dans la mer de Ross où se dirige la flotte japonaise et que les Pays-Bas, l'Australie et la Nouvelle Zélande prennent leur responsabilités et arrêtent les activistes de Sea Shepherd avant qu'ils ne commettent l'irréparable...lire la suite>>

vendredi, novembre 07, 2008

Quand la chasse à la baleine devient TV réalité

Après plusieurs mois assez calmes en actualités autour de la chasse à la baleine, le prochain départ de la flotte japonaise de recherche sur les cétacés pour l'Océan austral est l'occasion pour les opposants à la chasse à la baleine de préparer leurs campagnes médiatiques. L'ONG qui a fait le plus fait parler d'elle l'hiver dernier à ce sujet et qui va probablement encore faire du bruit cette année par ses actions dangereuses est la Sea Shepherd Conservation Society (SSCS).

Vous vous souvenez sans doute de l'abordage illégal par deux activistes de SSCS d'un baleinier nippon, le Yûshin-maru N°2 ou de la soi-disante tentitative d'assassinat du président de cette ONG, Paul Watson. Et bien sachez qu'une équipe de télévision était à bord du navire de Sea Shepherd, le Steve Irwin, pour le compte de la chaîne par satellite/cable Animal Planet, lors de cet hiver 2007-2008. Les images que cette équipe à prises vont servir pour une série de TV réalité intitulée "Whale Wars" et dont la diffusion doit commencer à 9 heures du soir (heure américaine). Cette série est prévue pour 7 semaines.

Cette initiative d'Animal Planet, chaîne appartenant au groupe Discovery, n'est pas sans controverses. Tout comme le souligne Mary McNamara dans cet article du Los Angeles Times, les activités de chasse scientifique que l'Institut japonais de recherches sur les cétacés sous mandat du gouvernement nippon sont parfaitement légales selon les termes de la Convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine, texte fondateur de la CBI. En outre, les actions de Sea Shepherd sont dangereuses et mettent en péril la vie de leurs propres membres d'équipage et de ceux de la flotte japonaise. L'Océan austral est un endroit isolé et extrêmement hostile. En cas d'accident en mer, il faudrait facilement une semaine à des secours pour atteindre cette zone.

La mode de la TV réalité dure depuis quelques années dans les pays occidentaux, mais je pense que nombre de personnes savent que le comportement des protagonistes de ce type de programme n'a rien de réel ou de naturel. En effet, l'attitude des gens est indubitablement influencée par la présence de caméras de télévision. Et l'objectif de ce genre d'émission étant de fournir du sensationnel pour scotcher le téléspectateur devant son téléviseur, il ne fait aucun doute que les réalisateurs de TV réalité ont plutôt tendance à provoquer, si ce n'est pas carrément à mettre en scène certaines situations dans ce but.

Eu égard aux actions dangereuses des membres de Sea Shepherd lors de leur dernière opération contre les navires de recherche japonais en Antarctique et la production de cette série-reportage, on est d'ailleurs en droit de se demander dans quel limite Animal Planet n'est pas aussi responsable que l'ONG. De même, est-ce que la série aurait été programmée si un accident grave avait eu lieu lors du tournage ?
La chaîne de TV et l'ONG y trouvent d'ailleurs chacune leur compte puisque la diffusion de cette série inédite permettra également à Sea Shepherd de se faire de la publicité et ainsi d'obtenir des dons auprès de téléspectateurs crédules.

L'Institut japonais de recherche sur les cétacés a récemment publié deux communiqués de presse critiquant Animal Planet. Vous les trouverez ici et là. Pour ceux que ça intéresse, le site de la chaîne câblée offre une petite présentation de "Whale Wars". Il y a aussi quelques vidéos sur le compte youtube de la chaîne.
Précisons enfin que la série ne semble pas être prévue au Japon où Animal Planet est également diffusée.
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lundi, mars 03, 2008

[MàJ-14 mars 08] Sea Shepherd attaque le Nisshin-maru, trois blessés

Le matin du 3 mars, le navire de l'ONG anti-baleinière Sea Shepherd a découvert le navire-usine de la flotte de recherche sur les cétacés japonaise, le Nishin-maru. L'équipage du Steve Irwin a sans tarder lancé une attaque contre le navire japonais, jetant plus de 100 bouteilles d'acide butyrique sur le pont de ce dernier (voir vidéos). Selon l'Agence japonaise pour les pêches, trois membres d'équipage japonais auraient été blessés légèrement à cette occasion.





Mise à jour (3 mars 2008) :
Le gouvernement japonais a condamné les attaques de l'ONG Sea Shepherd contre le Nisshin-maru ayant blessé quatre membres d'équipage. "Infliger des dommages injustifiables à un navire japonais et s'en prendre à la sécurité de l'équipage qui opère légalement dans les eaux internationales sont des actes inexcusables", a déclaré Machimura Nobutaka, le porte-parole du gouvernement japonais.
Le ministère des Affaires étrangères nippons a également convoqué les ambassadeurs d'Australie et des Pays-Bas où est enregistré le Steve Irwin pour demander à ces deux pays de prendre des mesures pour empêcher que ces actes violents se reproduisent.

Mise à jour (5 mars 2008) :
Le gouvernement japonais semble prendre les choses très au sérieux et a fait appel aux autorités australiennes et néerlandaises pour faire une enquête sur les actions de Sea Shepherd à l'encontre du Nisshin-maru et de son équipage. Paul Watson, le président de l'ONG a déclaré qu'il s'agissait "d'une guerre chimique non violente" (sic!). Outre les risques de blessure que peuvent causer les bouteilles en verre, l'acide butyrique peut être dangereux pour la santé s'il entre en contact avec la peau ou les yeux, ou s'il est inhalé. Ce document de sécurité chimique précise également : "NE PAS laisser ce produit contaminer l'environnement".

Mise à jour (7 mars 2008) :
L'ONG Sea Shepherd a de nouveau agressé le navire japonais Nisshin-maru aujourd'hui, vendredi 7 mars. Les membres d'équipage du Steve Irwin ont une fois encore lancé des bouteilles d'acide butyrique et d'autres projectiles contre le bateau-usine japonais.

Les gardes-côtes japonais présents à bord du Nisshin-maru ont essayé de repousser le navire de Sea Shepherd à l'aide de "thunderflash" (voir vidéos). Ils n'auraient toutefois pas effectué de tirs de semonce. Paul Watson (photo), le président de Sea Shepherd prétend qu'on lui a tiré dessus, ce que l'ICR dément. Aucun blessé n'est à déploré de part et d'autre pour le moment, malgré les manœuvres extrèmement dangereuses de l'ONG pseudo-écologiste.





Mise à jour (14 mars 2008) :
Cette mise à jour pour ceux qui croient vraiment que les gardes-côte japonais ont tiré sur Paul Watson. Je vais completer les informations du lien donné par Lamentoc en commentaire ci-dessous.

Sea Shepherd a des photos du coup de feu qui a failli tuer Paul Watson. Les voici :



Si on zoome, on s'aperçoit qu'il y a bien quelque chose de suspect sur le côté du Nisshin-maru.



Heureusement, l'Insitut japonais de recherche sur les cétacés (ICR) a fourni les photos suivantes sur son site.



Et on constate que les baleiniers japonais ont tiré sur Paul Watson avec une...horloge ?!?!



Ils sont vraiment trop fort a l'ICR! Jamais Sea Shepherd n'aurait pu prevoir que les horloges du Nisshin-maru étaient des snipers hyper entraînés! :)

On peut également prendre en considération l'hypothèse de ce youtuber texan qui nous explique que l'un des gardes-côte aurait lancé la balle. Trop fort!! :)

Plus sérieusement, j'ai du mal à imaginer un tireur capable de viser précisément le cœur de Paul Watson sachant que les deux navires se déplacent assez vite (environ 15 nœuds) et en prenant en compte les remous. Et dans l'hypothèse où il y aurait eu un tel tireur d'élite (dont aucune photo n'a été prise), on est en droit de se demander pourquoi il n'aurait pas tiré une seconde fois sur Paul Watson dans une partie non protégée de l'anatomie de ce dernier. La seule explication possible est que Sea Shepherd a fabriqué cette histoire depuis le début, ce qui expliquerait aussi l'attitude provocative de son leader (voir troisième vidéo) sur le pont du Steve Irwin.
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samedi, février 23, 2008

Sea Shepherd recommence à harceler le Yûshin-maru No.2

L'ONG anti-baleinière Sea Shepherd déclare avoir repéré le baleinier japonais Yûshin-maru No.2 aujourd'hui, 23 février 2008. Selon le président de l'association et capitaine du Steve Irwin, deux activistes de Sea Shepherd qui été montés illégalement à bord du navire japonais le mois dernier, y auraient caché un émetteur leur permettant de suivre les déplacements du baleinier et de le retrouver facilement après avoir ravitaillé en Australie la semaine dernière.

Watson aurait annoncé que ses hommes étaient prêts à aborder de nouveau le Yûshin-maru No.2 pour soi-disant remettre un mandat de la Cour fédéral australienne interdisant aux Japonais de capturer des baleines au large du territoire que l'Australie revendique en Antarctique. Toutefois, le Traité pour l'Antarctique (1961), signé par l'Australie et le Japon entre autres, gêle les revendications territoriales sur cette partie de la planète. Le Japon ne reconnaissant pas les revendications australiennes, ils n'est pas touché par ce sanctuaire. Par conséquent, cette injonction n'a aucune validité hors du territoire australien et n'est donc que symbolique.

Les actions extrêment dangereuses de Sea Shepherd, une ONG qui s'est vu retirer son statut d'observateur à la Commission baleinière internationale (CBI) en 1986 après avoir coulé des baleiniers en Islande, viennent interrompre les activités de recherche tout à fait légale de l'Institut japonais de recherche sur les cétacés (ICR). Au moment où j'écrit ces lignes, les deux navires traversent une tempête de neige. Je mettrai ce message à jour en fonction de l'évolution des événements.

Mise à jour (29 février 2008) :
Cela fait maintenant 6 jours que le navire de Sea Shepherd déclare poursuivre le navire japonais Yûshin-maru No.2 au large de l'Antarctique, notamment grâce à un émetteur que deux activistes de cette ONG auraient caché à bord. Le président de Sea Shepherd, Paul Watson explique que le navire japonais tourne en rond. Le bateau de l'ONG, le Steve Irwin serait quant à lui traqué par un autre navire japonais, le Fukuyoshi-maru No.68.
Durant ces 6 jours, l'Agence japonaise pour la pêche et l'Institut japonais de recherche sur les cétacés (ICR) se sont abstenus de faire tout commentaire. Il y a probablement une raison.
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mardi, janvier 15, 2008

Sea Shepherd aborde illégalement un navire japonais

Depuis quelques jours, le navire de Greenpeace, l'Esperanza poursuit le navire-usine japonais, le Nisshin-maru. Bien que l'ONG se félicite d'avoir "chassé" le navire japonais hors de la zone de recherche, il semble que la poursuite menée à toute allure depuis trois jours coûte beaucoup en carburant à l'Esperanza et que ce dernier risque d'être forcé de se diriger vers le port le plus proche pour ravitailler.

Aujourd'hui, la Cour fédérale australienne a émis une injonction ordonnant aux navires de la compagnie japonaise Kyôdô Senpaku de cesser immédiatement ces activités dans le sanctuaire baleinier australien. Cette action a été initiée par l'ONG Human Society International (HSI). Le sanctuaire australien dont il est question a été créé en 2000 et certains pensent qu'il s'étend aux eaux se trouvant à 200 miles nautiques du territoire en Antarctique que l'Australie revendique.
Toutefois, le Traité pour l'Antarctique (1961), signé par l'Australie et le Japon entre autres, gêle les revendications territoriales sur cette partie de la planète. Le Japon ne reconnaissant pas les revendications australiennes, ils n'est pas touché par ce sanctuaire.
Par conséquent, cette injonction n'a aucune validité hors du territoire australien et n'est donc que symbolique. En fait, elle met plutôt le gouvernement australien sous pression, puisqu'il ne peut en aucun cas la mettre en pratique.
(Concernant le sanctuaire de l'océan Austral adopté par la CBI en 1994, le Japon a déposé une objection à l'encontre de cette mesure et n'est donc pas touché par celle-ci)

Il y a quelques heures, l'ONG extrémiste Sea Shepherd, déjà responsable d'actions dangereuses l'année dernière, a annoncé avoir découvert les autres navires de la flotte de recherche japonaise. Des zodiacs ont visiblement été lancé depuis le Steve Irwin, le bateau de Sea Shepherd, pour endommager l'hélice de l'un des baleiniers japonais, le Yûshin-maru No.2.
A ce moment, deux activistes de cette ONG, un Britannique et un Australien sont apparemment monté illégalement sur le navire japonais, et ont par conséquent été arrêté par les marins du Yûshin-maru No.2.
La version du président de Sea Shepherd, le Canadien Paul Watson, fait état de deux de ses membres d'équipage étant retenus en otages par les Japonais, mais de toute évidence, la responsabilité incombe aux gens de cette ONG.

Je tiendrai cette article à jour au fur et à mesure que les conséquences de cet abordage s'éclaircissent.

Mise à jour (15 janvier 2008, 22h30 heure japonaise) :
L'Institut japonais de recherche sur les cétacés (ICR) qui conduit le programme de recherche scientifique dans l'Antarctique (JARPA2) vient juste de publier un communiqué de presse et des photos de l'incident sur son site. Il y est également expliqué que les deux activistes de Sea Shepherd ont lancé des bouteilles de verre contenant de l'acide butyrique ainsi qu'une autre substance non encore identifiée.
Contrairement à ce que Paul Watson a déclaré, les deux hommes sont gardés à vue dans un bureau du Yûshin-maru No.2, et non ligoté au mât du navire japonais.

Mise à jour 2 (17 janvier 2008, 18h00 heure japonaise) :
Concernant les deux activistes de Sea Shepherd qui sont monté illégalement sur le baleinier japonais Yûshin-maru No.2, il semble que le gouvernement australien a négocié leur libération avec les autorités japonaises. Toutefois, l'Institut japonais de recherche sur les cétacés (ICR) a posé comme condition à Sea Shepherd que ces derniers n'attaquent pas le navire nippon lors du transfert des deux hommes. Le président de l'ONG, Paul Watson ayant refusé cette condition, les deux hommes sont encore gardés à vue sur le Yûshin-maru No.2 et il est fort probable qu'à la demande de l'ICR, un navire australien, sans doute l'Oceanic Viking, viennent récupérer les deux activistes.

Le Professeur Sam Bateman, spécialiste australien en droit maritime, a déclaré que les deux membres de Sea Shepherd avaient commis un acte de piraterie et que les Japonais avaient par conséquent tout à fait le droit de les garder en détention.

Selon l'ICR, les deux hommes sont bien traités et se sont vu servir les mêmes repas que les membres d'équipage japonais, bien qu'ils aient refusé de manger toute nourriture d'origine animale. En outre, les deux activistes de Sea Shepherd avaient des sacs à dos contenant des vêtements de rechange et autres effets lorsqu'ils sont montés illégalement à bord du Yûshin-maru No.2, laissant présumer qu'ils avaient l'intention dès le début de rester à bord du baleinier japonais. Il est donc fort probable que cet abordage a été prémédité par Sea Shepherd pour obtenir l'attention des médias et ainsi se faire de la publicité. (Photo: ICR)

Mise à jour 3 (18 janvier 2008, 9h00 heure japonaise) :
Les deux activistes de l'ONG anti baleinière Sea Shepherd qui étaient montés illégalement à bord du baleinier japonais Yûshin-maru No.2 ont été remis aujourd'hui au navire des douanes australiennes Oceanic Viking.

Mise à jour 4 (18 janvier 2008, 19h15 heure japonaise) :
Les deux membres de Sea Shepherd sont retournés sur le navire de cette ONG, le Steve Irwin. Sea Shepherd a de nouveau attaqué un navire de la flotte japonaise, le Yûshin-maru No.3.
L'Institut japonais de recherche sur les cétacés a aujourd'hui rendu publiques des vidéos montrant l'attaque du Yûshin-maru No.2 par les activistes de Sea Shepherd le 15 janvier dernier. Voici l'une des deux vidéos :



On peut y constater que les hommes à bord du zodiac de Sea Shepherd lancent des objets en direction du baleinier japonais (d'où la scène est filmée). Il s'agit de bouteilles en verre contenant de l'acide butyrique.
D'autres vidéos démontrant les activités illégales de Sea Shepherd et les mensonges de Paul Watson sont disponibles ici.
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samedi, février 10, 2007

Sea Shepherd blesse deux marins japonais

Les activistes de l'ONG anti-baleinière Sea Shepherd Conservation Society (SSCS) ont découvert la flotte baleinière japonaise hier et ont commencé leurs actions périlleuses, lançant des grenades fumigènes et des bouteilles de verre contenant de l'acide butyrique sur le pont du Nisshin-maru. Deux marins japonais auraient été légèrement blessés par les projectiles lancés par les membres de SSCS. L'un aurait été atteint par un éclat de verre au visage, l'autre aurait reçu de l'acide butyrique dans un œil.

Cette ONG qui est particulièrement connu pour ses méthodes violentes - Sea Shepherd a coulé plusieurs baleiniers - prétend agir au nom de Charte pour la nature des Nations Unies contre les opérations "illégales" japonaises de chasse à la baleine. Il est peut-être nécessaire de préciser que l'un des navires de SSCS est équipé d'une lame renforcée sur l'un de ses flancs et que le président de l'ONG, Paul Watson a annoncé qu'ils étaient prêts à tout pour arrêter les baleiniers japonais. En outre, Sea Shepherd s'est vue retirer son statut d'observateur à la Commission baleinière internationale du fait de ses exactions, notamment contre des baleiniers islandais amarrés dans le port de Reykjavik en 1986.

Les opérations de chasse scientifique japonaises sont tout à fait légales, comme je l'avais souligné ici. L'interprétation de Paul Watson est volontairement biaisée de façon à justifier ses interventions violentes. Par ailleurs, la réputation de SSCS est davantage entachée puisqu'ils ont, en plus d'actes de vandalisme, blessé deux personnes. Bien sûr, Paul Watson réfute ces faits, prétendant qu'il s'agit-là d'invention de la part des Japonais.

Le constat que l'on peut faire, c'est que la question de la chasse à la baleine, qui a dépassé le cadre écologique depuis bien longtemps, est désormais l'affaire d'extrémistes comme Paul Watson qui sont prêts à tout, c'est a dire même à risquer la vie d'hommes, pour imposer leurs croyances. C'est avec ce genre de fanatisme que la plupart des guerres ont commencé. Avec un peu de chance, les deux bateaux de Sea Shepherd seront à court de carburant avant que quelque chose de plus grave n'arrive. A noter également que l'un des navires, le Farley Mowat navigue sans pavillon après que les autorités maritimes du Belize aient annulé son enregistrement, et que le second navire, le Robert Hunter est sur le point de subir le même sort si l'on en croit les autorités britanniques.

Mise à jour 1 (12 février 2007) :
Selon certains journaux, les navires de Sea Shepherd étant presque à court de carburant, Paul Watson aurait déclaré être prêt à emboutir le navire-usine japonais Nisshin-maru avec le Farley Mowat. S'il fallait une preuve de la démence de Paul Watson, c'est chose faite. Ce genre d'attitude fanatique montre le peu de respect que les gens de SSCS ont pour la vie et l'environnement.

Mise à jour 2 (12 février 2007) :
Le Robert Hunter et un navire de la flotte baleinière japonaise sont entrés en collision aujourd'hui. Le bateau japonais en question est le Kaikô-maru, un navire d'observation dont la mission est d'observer les groupes de baleines qu'il croise et de prélever des échantillons de krill. Il n'est pas équipé de canon lance-harpon et ne présente donc aucun danger pour les cétacés.
Malgré celà, Paul Watson déclare que le Farley Mowat et le Robert Hunter manœuvraient pour protéger un groupe de baleines situées près du Kaikô-maru. Un mensonge maladroit de la part de Watson pour justifier son attaque contre ce navire japonais. Ou alors, il a définitivement perdu le peu de raison que l'on pouvait espérer de lui.
Heureusement, plus de peur que de mal dans cette collision. En fait, c'est le navire de SSCS qui semble avoir subi le plus de dommages.

Mise à jour (13 février 2007) :
L'Insitut japonais de recherche sur les cétacés (ICR) vient de rendre public une vidéo (format WMP) de la collision entre le Kaikô-maru et le Robert Hunter. Malgré les démentis de Sea Shepherd quant à leur responsabilité dans cette collision, la vidéo montre bien que le Robert Hunter a délibérement heurté le navire japonais.
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